Je dois vous dire que j’ai fait beaucoup d’allers-retours concernant les rituels : journaling etc.
Au tout début de ma plongée dans le monde du développement personnel, j’ai tenté certaines choses pour « avoir plus » : plus de chiffre d’affaires, plus d’énergie pour mon entreprise, être plus athlétique pour avoir l’air plus « enviable », « désirable », montrer que j’étais davantage en maîtrise de mon corps, de mon temps.
Quand j’y pense, j’étais tellement dans une quête de performance pour combler mes manques, mes complexes, que je peux dire avec assurance qu’il n’y avait pas d’amour dans le processus. Et comme ce processus était souffrant c’est aussi pour cela que je ne tenais jamais ces rituels.
Ce n’est pas pour autant que je m’apportais plus de douceur, ni que j’honorais mon corps, mes besoins. Je rêvais d’une version de moi énergisée, légère, heureuse, qui honore son corps et le vivant, et témoigne de son amour pour elle-même et pour le monde. Parce que oui : nous sommes capables d’aimer les autres seulement à hauteur de l’amour que nous sommes capables de nous porter nous-mêmes.
Depuis longtemps, je suis une très (très !) bonne cliente de toutes les dernières nouveautés en matière de biohacking, naturopathie, produits « clean », matériels de workout… J’adore toujours mais c’est tellement facile de laisser son pouvoir à l’extérieur.
Depuis six ans, j’ai énormément souffert d’un dérèglement hormonal que la médecine allopathique laissait sans réponse. Détox, alimentation anti-inflammatoire, infrarouges (…) j’ai tout tenté, seule. Mon poids faisait le yo-yo, mes cycles étaient irréguliers, mes humeurs autant, mon intuition pouvait disparaître pendant un mois entier…
Aucune de mes routines ne pouvait durer puisqu’elles nourrissaient un espace blessé, et que mon corps n’était pas réellement écouté. Un truc « clochait ».
En août, j’ai décidé d’aller dans un laboratoire pour m’offrir des examens sanguins dépassant les prescriptions de mes médecins. Bingo : ma prolactine était trop élevée. Six ans. Je présente mes résultats à mon médecin : IRM cérébral programmé en urgence. Résultat : un adénome hypophysaire détecté (tumeur bénigne au niveau de l’hypophyse). Tout s’explique.
La raison donnée par le médecin : la pilule que j’avais prise jeune adulte. La mienne est ailleurs. J’ai donc débuté un accompagnement en médecine chinoise et en décodage pour aller chercher la racine de cet adénome, en comprendre le message, en parallèle du traitement d’un an prescrit par la médecine pour faire diminuer l’adénome et éviter une opération.
Je dois vous dire qu’au bout d’un mois, je me sens déjà tellement mieux. Mais surtout, j’ai redémarré depuis deux mois de nouvelles routines d’écriture (ça y est, j’y viens), qui viennent soutenir mon processus de régénération. Je parlerai de toutes mes routines dans un autre article mais aujourd’hui je vais vous parler du journaling qui a repris une place centrale dans ma vie.
Une routine par amour qui me permet de me suivre, me soutenir, ne pas me trahir.
Une routine pour ne plus perdre une seule minute de qualité de présence à la vie, à notre fils, à mon mari, à mes entreprises, à mes clientes.
Je ne cherche plus à être mince pour, au final, tout lâcher et me juger pour ça. Je fais de nouveau attention à mon alimentation, à mon corps que je souhaite puissant, comme un art de vivre qui reflète mon niveau d’amour pour moi. N’est-il pas le véhicule de notre âme ?
Gratitudes (ça, je n’ai jamais eu de mal avec ça) matin et soir. Mon mari loue chaque jour mon optimisme depuis des années. Je suis persuadée que c’est pour cela que je manifeste toujours mes désirs, que tout se passe merveilleusement bien, que les places de parking se libèrent pile au moment où j’arrive dans un parking bondé…
J’ai bien pensé à la bague connectée Oura, pour vérifier mon niveau d’énergie, mon nombre de pas, le nombre d’heure de sommeil et sa qualité mais l’idée de me balader avec des ondes 24 heures sur 24 ne m’emballe pas du tout. Déléguer encore tout cela à une machine qui va enregistrer chaque millimètre de ma vie non plus. J’ai donc décidé de ressortir mes carnets… et d’en ajouter d’autres. Ces machines peuvent être très pratique j’en suis persuadée mais je sais que cela peut aussi m’empêcher de sentir, me déshumaniser et participer à la perte de mon pouvoir et ma souveraineté. Et au mon Dieu comme cette valeur est importante pour moi.
Lorsque nous écrivons à la main, nous mobilisons notre cerveau d’une façon qu’aucune application ne peut reproduire. Les neurosciences l’expliquent très bien : écrire, active à la fois le cortex moteur (nos gestes), le cortex visuel (ce que nous traçons), le système limbique (nos émotions), et l’hippocampe (la mémoire et l’intégration). C’est une synergie qui renforce l’attention, la mémorisation, et surtout l’ancrage émotionnel.
Résultat : nos engagements s’impriment plus profondément. Notre cerveau se met littéralement à travailler en arrière-plan pour que nos choix, nos gestes, nos perceptions soient en cohérence avec ce que nous écrivons. C’est ce qu’on appelle en psychologie la simulation mentale : quand nous visualisons ou écrivons une action, les mêmes circuits neuronaux s’activent que si nous étions déjà en train de la vivre.
Alors oui, une bague, une montre peuvent mesurer mes cycles, dire combien nous avons brulés de calories et combien de pas ont été réalisés mais un carnet, lui, crée notre réalité.
J’ai trouvé mon bonheur chez Intelligent Change (l’article n’est pas sponsorisé). Chaque jour j’écris dans 3 carnets différents : mon 5 minutes journal, mon 5 minutes journal spécial corps, mon planner et je remplis mes cartes de productivité nécessitant d’écrire les 5 choses les plus importantes à réaliser le jour-même et le temps qu’on leur accorde (j’écrirai un autre article sur la notion du temps).
Le 5 minutes journal commence par me faire ressentir et écrire 3 gratitudes en lien avec ma vie, écrire l’affirmation de mon choix et 3 souhaits pour la journée. J’adore cet exercice qui permet de dessiner ma journée. Je suis toujours émerveillée le soir de voir à quel point tout est arrivé 99 % du temps. Le soir avant de dormir la seconde partie de la page du jour m’invite à célébrer trois choses agréables que j’ai vécues et ce que j’ai appris. Et c’est ainsi tous les jours. Mais cela ne s’arrête pas là.
J’ai un deuxième carnet « 5 minutes journal » dédié à mon corps et mon bien-être en particulier. Il débute par les objectifs de la semaine, permet de noter chaque jour ce qui a été fait en faveur de son bien-être corporel et donc psychologique, poser les intentions et de tenir un journal concernant la nutrition et les pratiques de bien-être journalières. Chaque jour, il invite à noter son niveau d’énergie, les heures de coucher et lever, la durée du sommeil, le nombre de verres d’eau bus, 3 gratitudes en lien avec le bien-être et la santé et les 3 choses que nous comptons faire en leurs faveurs. Une affirmation peut être ajoutée à travers ce prisme. Et évidemment le soir nous faisons un point concernant la façon dont nous avons pris soin de nous et ce que nous avons appris.
Pas de performance, juste de la constance et de l’engagement envers mes plus hauts standards qui permettent de savourer la vie à un autre niveau. Cette constance et la création de notre réalité chaque jour ainsi, n’a rien à voir avec le contrôle. C’est une boussole qui permet de ne pas se perdre. Ne pas chercher à avoir la vie, le corps de quelqu’un d’autre, ni d’avoir plus mais de créer plus de nous, de nous honorer et de nous donner plus d’amour et recevoir à un autre niveau ce que la vie n’a qu’une envie de nous offrir.
Enfin, je termine par mon Productivity planner pour ajuster mon emploi du temps entre l’école à la maison et la gestion de mes entreprises, les balades et RDV clients.
Je mesure depuis deux mois les changements incroyables dans ma vie, en tant que mère, épouse et chef d’entreprise.
Et comme l’a si bien écrit Arthur Shopenhauer » La santé n’est pas tout, mais sans la santé, tout n’est rien. »
Il en est ainsi également de l’amour.
Emmanuelle
Crédit photo : Emmanuelle CABOT
Texte Emmanuelle CABOT
Aucun recours à l’IA